Catalina va se promener
Traduit par Bernard Tornare Elle regarde l’heure, il lui reste quinze minutes avant de sortir du travail. Elle a mal aux pieds, aux chevilles, aux genoux, et ses jambes gonflent à cause de la rétention de liquides après avoir passé dix heures debout. Dans son dos, elle sent comme des échardes plantées, une brûlure piquante qui ne change pas de place ; elle la décrirait comme la sensation d’une épingle entrant dans sa peau à la vitesse à laquelle bouge l’aiguille d’une machine à coudre. Les poignets de ses mains sont gonflés tout le temps. Doña Bartola, qui se consacre aux…


