Fleur de pito
Traduit par Bernard Tornare En cherchant ses glaces au café et à la vanille dans le rayon des surgelés, Baudilia fit une découverte : c’était comme retrouver sa bille préférée, son porte-bonheur, après l’avoir cherchée dans la porcherie, sous le tapesco [1], dans l’angle où dorment les chèvres, dans le nid de plumes des coquechas [2] et même sous les pierres du tas de graviers resté de la construction du mur de la maison. Sa tira [3] porte-bonheur, celle qui l’a toujours aidée à gagner au triangle, aux trous et à la tortue. En voyant le sachet de fleurs de pito congelées, elle eut l’impression de retrouver…


